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Avion

Un Voyage jusqu’à Queenstown, Long et Mouvementé…

Voilà, destination finale atteinte. Et encore une fois, que d’aventures ! Laissez-moi vous raconter ce trajet qui fut long je l’admets, mais riche en surprises et en émotions.

A la fin de l’article, vous verrez que j’ai parfois pas mal de malchance… Mais dans certaines situations, il se peut que celles-ci se transforment en incroyable opportunité !

Jeudi 7 mai, 16h

Ça y est, valise dans le coffre de la voiture, passeport dans la poche, manteau sur le dos, je suis fin prêt. J’ai pris une marge de sécurité pour le trajet jusqu’à l’aéroport, on ne sait jamais ce qui peut arriver sur la route…

A 17 heures, me voilà dans le bon terminal. Mon avion décolle dans un peu moins de 5 heures ; Même en marchant à quatre pattes jusqu’à la porte d’embarquement, je devrais y arriver…

19 heures

J’ai dit au revoir à ma petite valise (31 kilos tout de même), en espérant la revoir saine et sauve à l’arrivée…

Encore 2 heures à tuer avant de commencer à embarquer dans l’avion. Un dernier Big Mac au McDonald’s et un statut Facebook pour rendre jaloux tous les copains qui restent à Paris… C’est parti !

22 heures

Le décollage s’est fait sans encombre… Nous volons en direction de Dubaï, soit environ 6 heures et demie de temps de vol. Comme souvent dans les A380, le service y est irréprochable !

Une de leurs dernières nouveautés est un accès WIFI gratuit à bord de l’avion, j’ai trouvé cela assez bluffant et un de mes meilleurs amis également, lorsque je lui ai expliqué que je lui parlais à plus de 10 000 mètres d’altitude, en vol quelque part au-dessus de l’Allemagne !

Vendredi 8 mai, 4h45, heure française

Un vol de fait ! Pas le plus long, mais de loin le plus difficile ! Je n’ai pas réussi à fermer l’œil une seule minute, ce n’était pas l’envie qui manquait pourtant…

Je suis donc bien content de remettre les pieds sur la terre ferme. Après le contrôle de sécurité effectué à Paris, je dois passer celui de Dubaï : c’est à dire enlever tous les appareils électroniques de mes sacs, enlever ma ceinture (oui, imbécile que je suis, j’ai mis une ceinture…) et enlever mon pull et mon manteau… Tout ça pour les remettre environ trois mètres plus loin !

Encore une heure d’attente lors de laquelle je lutte pour ne pas m’endormir sur mon siège et c’est reparti. Direction Sydney, cette fois-ci !

11 heures

Je n’en peux déjà plus… Et dire que je ne suis qu’à la moitié du voyage… Je ne pense qu’à une seule chose : la douche qui m’attend à mon arrivée à Queenstown ! Et le lit aussi éventuellement.

13 heures

J’ai une escale technique à Bangkok : nous repartons avec le même avion (ils rajoutent simplement du carburant pour tenir jusqu’à Sydney).

Toutefois, nous devons sortir et passer une nouvelle fois les contrôles de sécurité pour retourner à la même porte et ré-embarquer dans le même avion… Processus un petit peu agaçant, juste un peu !

14h50, heure française

Me revoilà assis dans le même siège dans lequel j’étais deux heures auparavant. Cette fois-ci, c’est la bonne pour Sydney !

Il est 20h ici à Bangkok, je n’aurai pas vu beaucoup la lumière du jour en ce jour d’armistice.

19 heures

L’hôtesse de l’air me réveille : « Sir, we’re about to land. Could you please turn your seat back into the upright position and fasten your seatbelt ? ».

Nous atterrissons déjà ? Génial, le fait d’avoir dormi a fait passer le vol plutôt vite !

Cependant, pourquoi sur l’écran qui permet de suivre le déroulement du vol, l’atterrissage est à présent prévu à Darwin et non plus Sydney ?! C’est pas possible, qu’est-ce qu’il se passe encore ?!

20 heures

Je suis bien à Darwin, la ville la plus septentrionale d’Australie située à plus de 3 000 kilomètres de Sydney… Il est 3h30 du matin heure locale.

En fait, un passager a eu un sérieux problème médical, survenu peu de temps après le décollage. Assez sérieux pour qu’on dévie de route et le débarque en urgence à Darwin. Une équipe médicale a dû l’évacuer de l’avion…

Mais bon, sans être égoïste, ce qui me préoccupe le plus est ma dernière correspondance à Sydney… Aeroport de nuit

20h43, heure française

Toujours cloué au sol ! C’est bon, je n’aurai jamais mon dernier avion…

22 heures

Nous sommes repartis depuis un petit quart d’heure. Je prends mon mal en patience et commence à imaginer tous les scénarios possibles : « Et si un fort vent arrière nous faisait rattraper notre retard ? De toute manière, ils vont m’attendre ! N’est-ce pas ? »…

Samedi 9 mai, 00h20, heure française

L’équipage vient de faire une annonce qui ruine tous mes espoirs : tous les vols en partance de Sydney avant 10h35 heure locale ne nous attendrons pas. Le mien part à 9h25…

Un verre de coca nous est offert pour la « gêne occasionnée ». Tous mes problèmes ont le miracle de se dissiper avec ce coca ! Non je rigole, je suis toujours autant dépité…

3 heures

Il est 11h du matin ici à Sydney… Nous avons atterris il y a une heure environ.

A peine sorti de l’avion, on m’annonce qu’il n’y a plus aucun vol aujourd’hui pour Queenstown…

Je suis « coincé » à Sydney pour les prochaines 24 heures. La compagnie aérienne me paye donc un hôtel cinq étoiles pour ce soir avec pension complète ! Une petite douche et je pars visiter le centre-ville, des étoiles plein les yeux ! Comme quoi, parfois cela a du bon de louper un avion !

7 heures

Moi qui rêvais depuis de nombreuses années d’aller en Australie, me voilà comblé ! Je me tiens face à l’Opera House et le Harbour Bridge de Sydney, tout ça sous un soleil magnifique, que demander de plus ?

J’en oublie même totalement la fatigue alors que cela fait 40 heures que j’ai quitté mon chez-moi et que je n’ai pas dormi plus de 2 heures consécutives ! Opera House Sidney

13 heures

Après une journée de marche dans Sydney, je m’écroule dans le lit. Je commande une pièce de bœuf en room service et m’endors près de 2 minutes après avoir englouti mon dîner, aux frais de la compagnie aérienne bien-sûr !

Dimanche 10 mai, 2h30, heure française

Dernier décollage passé, il ne reste maintenant plus qu’un petit atterrissage à Queenstown et je n’aurai plus aucun avion à prendre avant quelques mois !

Étant assis à côté d’une issue de secours, j’ai la chance d’avoir une énorme place pour étendre mes jambes et de ne pas être serré comme on l’est d’habitude dans les avions…

6 heures

Terminé ! Après un atterrissage offrant des vues splendides sur les paysages Néo-Zélandais et le passage d’une douane plutôt stricte, je suis désormais arrivé à destination !

Un soulagement mais surtout une impression d’avoir changé de planète tellement ce voyage était long ! Piste d'atterrissage Queenstown

Il m’aura fallu au final 5 atterrissages / décollages et plus de 62 heures pour faire le trajet Paris – Queenstown. A croire que quelqu’un œuvrait en coulisses afin que je n’atteigne pas mon but final !

Cette longue attente m’a rendu cette arrivée en Nouvelle-Zélande encore plus plaisante qu’elle n’aurait dû l’être. Et avec un recul de quelques jours, je peux affirmer à 200 % que cela en valait la peine et que si c’était à refaire, je n’hésiterais pas une seule seconde.

Je suis en tout cas bien content d’être arrivé et de ne pas avoir à reprendre l’avion pour un petit moment… Et vous, avez-vous déjà vécu des voyages interminables et complètement dingues comme celui-ci ?

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A propos de Vincent

Vincent
Constamment à cheval entre la France dont je suis originaire et la Belgique ou j’étudie, je suis désormais parti effectuer un stage de six mois en Nouvelle Zélande : Ce pays à l’autre bout du monde, que l’on connait en réalité que très peu ! Je vous emmène alors virtuellement découvrir ce royaume de la nature, et partage avec vous toutes mes petites péripéties de cette vie Néo-Zélandaise.

10 commentaires

  1. C’est des photos à toi ? notamment celle de l’aéroport ? c’est rare de voir un tel paysage, en général c’est plutôt moche autour des aéroports . Bon courage pour la suite

    • Vincent

      Elles ne sont pas toutes à moi, je manque parfois de quelques photos pour illustrer tous mes propos. Dans cet article, celle de l’Opéra de Sydney et celle de la piste d’atterrissage à Queenstown sont effectivement de moi. Celle de l’aéroport est juste grandiose je trouve aussi !

  2. Coucou Vincent,

    on est très content de constater que tu es (enfin!) arrivé. Ca doit être très dépaysant.
    Pour l’escale forçée en Australie je suis ok avec toi c’est super ! tu as vu un peu Sidney. Quelle chance !

    Raconte nous comment s’est passé ton arrivé en Nouvelle-Zélande ? Tu étais attendu? Où loges tu? Qu’as tu décrouvert de surprenant sur les habitudes locales?
    Nous sommes impatient de te lire.

    Profite un max !

    • Vincent

      Je loge pour l’instant à l’hôtel en attendant de trouver un vrai chez moi. Je vais commencer à observer la vie un peu ici afin de pouvoir vous la décrire dans quelques semaines. Merci !

  3. Myriam Leroy

    Je suis contente que tu sois arrivé !
    J’attend ton prochain post!!
    gros bisous profite bien

  4. Bonjour,
    Je m’intéresse depuis quelques mois à la vie en Nouvelle Zélande, et particulièrement dans le secteur de Queenstown…Comment est le quotidien là-bas? Où trouver des personnes avec qui échanger sur la vie au quotidien là-bas?
    Est-ce que tout se passe bien pour vous Vincent?
    Profitez-bien!

    • Vincent

      Bonjour,
      Tout d’abord, merci de t’intéresser au blog et à mes articles !
      Queenstown ?! C’est une petite ville / grand village, où l’on trouve néanmoins tout ce qu’on veux. Beaucoup d’hôtels, restaurants, cafés, stations d’activités, donc si ton but est de trouver un job, t’auras le plus de chances dans le secteur touristique. D’ailleurs, dû aux WHV, de nouveaux jobs se libèrent chaque jour.
      Et pour moi, oui merci, tout va bien : J’ai un job dans un hôtel, une chambre dans un appartement… Tout ce qu’il faut pour vivre correctement quoi.
      Sinon, pour échanger avec des gens, ben tu trouveras plusieurs blogs tel que celui là, où chacun sera à même de te raconter sa propre expérience. Ou bien, les réseaux sociaux marchent aussi très bien : il existe plusieurs groupes sur Facebook sur la vie en Nouvelle Zélande.

      N’hésites pas à me recontacter.

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