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Saut en Parachute

Mon Saut en Parachute en Nouvelle-Zélande

En quête de sensations fortes et d’adrénaline ? Rien de mieux que de sauter d’un avion à plus de 4 500 mètres de haut…

Ici à Queenstown, après le saut à l’élastique, c’est le saut en parachute qui est le plus à la mode !

Un mois après avoir mis les pieds en Aotearoa (nom Maori de la Nouvelle-Zélande signifiant « le Pays du long nuage blanc »), j’ai fait à mon tour le grand saut !

Pas vraiment convaincus par l’idée de plonger dans le vide (avec le parachute, généralement c’est mieux…) ? Laissez-moi vous expliquer ce qui devrait vous faire changer d’avis… Ou pas.

De 7 à 77 ans

Chute Libre Paysage © Vie d'Expat'

Tout d’abord, avez-vous l’âge requis pour vous envoyer en l’air (du haut d’un avion, hein) ? Eh bien, sachez qu’il n’y a (presque) pas de restrictions : l’âge minimum est d’environ 15 ans et l’âge maximum… il n’y en a pas ! Si vous avez 90 ans et que votre cœur est encore en pleine forme, personne ne vous empêchera de sauter !

En revanche, la balance ne devra pas s’affoler : un poids entre 40 et 100 kilos est strictement requis !

Mais le plus important est votre condition physique : il ne faut pas sauter si vous êtes sous l’emprise de drogue ou d’alcool (assez logique), si vous avez une migraine, si vous êtes fortement enrhumé ou avez une sinusite.

Le principal danger est dû à la pression : même si elle est moins forte qu’en plongée sous-marine, à partir d’une certaine altitude, la pression ressentie devient inhabituelle et potentiellement dangereuse pour le corps.

Enfin, ceux qui ont une mauvaise condition cardiaque s’abstiendront, histoire que votre cœur ne lâche pas à plus de 4 kilomètres de la terre ferme… Mais si vous n’avez rien de tout ça, plus aucune excuse !

Money, Money, Money

Je ne vais pas vous mentir, ce type d’activité a un coût conséquent. Comptez entre 200 NZ dollars si vous trouvez l’affaire du siècle, et 700 NZ dollars (toutes options comprises) si on souhaite vous arnaquer !

Mais honnêtement, l’expérience est à faire au moins une fois dans sa vie, quel qu’en soit le prix. Alors pourquoi ne pas la faire au-dessus de paysages exceptionnels ?

Bien sûr, vous aurez toujours cette petite voix intérieure ou alors cet ami ennuyeux qui vous dira « est-ce bien raisonnable de dépenser une telle somme pour un saut d’à peine 5 minutes qui te procurera peut-être la plus grosse peur de ta vie ? ».

Un conseil, ignorez tous ces commentaires !

Mon Baptême de l’air

Freefall Skydive

Alors, comment c’était ? J’ai pris une dose de plaisir en concentré : d’énormes sensations, pour la plupart encore inconnues, en un laps de temps très court !

Mais commençons par le début : Tout d’abord, comme je suis un « local » (salarié ici à Queenstown et non pas juste de passage, tel un touriste), je bénéficie d’une remise de 50% sur le saut, et ce durant tout le mois de juin.

Après avoir trouvé un partenaire, condition obligatoire pour que la réduction soit possible, je me dépêche de m’inscrire : une fiche de paie prouvant mon statut de salarié, une pièce d’identité et voilà, je suis enregistré !

Je me rends le lendemain à la boutique pour remplir quelques documents… qui précisent entre autres que si je meurs pendant le saut, ce sera pour ma poire…

Je monte ensuite dans le van en direction du campement, à une quinzaine de minutes du centre-ville.

Une fois arrivé, je suis déjà émerveillé par le paysage : entre montagnes et plaines, sans aucun nuage et avec des centaines de moutons à perte de vue… Cela va être tellement cool !

Plaines Nouvelle Zélande

Toutes les vingt minutes, on aperçoit des parachutes planer au-dessus de nos têtes et atterrir tranquillement dans l’herbe. De loin, je n’ai pas l’impression que les gens soient vraiment traumatisés… On essaie de se rassurer comme on peut !

Puis on vient nous chercher pour commencer à s’équiper. La première vague de pression arrive à ce moment là ! J’enfile une combinaison, une paire de gants, un bonnet, des lunettes et je suis paré !

Quinze minutes plus tard, je suis dans l’avion, entouré de mon accompagnateur, de mon photographe attitré ainsi que de tous les autres tandems. On décolle et gagne en altitude rapidement : des montagnes enneigées sur des kilomètres carrés, c’est incroyable !

Après une dizaine de minutes de vol, on s’agite dans l’avion et mon moniteur m’explique que l’on va d’abord « déposer » quelques personnes à 12 000 feet (3 700 mètres), puis ensuite grimper jusqu’à 15 000 feet (4 600 mètres) pour notre saut !

La porte s’ouvre, laissant le froid glacial s’engouffrer dans l’avion… A ce moment là, les deux tandems disparaissent en l’espace de quelques secondes !

L’idée qui m’est venue à ce instant précis est une réplique d’Astérix (je vous le jure) :« On me voit, on me voit plus »… C’est exactement ce qui s’est passé avec ces personnes qui étaient dans l’avion avec moi et avaient disparu en moins de deux secondes !

3 000 pieds plus haut, cette fois-ci la porte s’ouvre pour moi : mon cœur bat à 1 000 à l’heure… On rampe jusqu’au bord de l’avion, mon moniteur se met les fesses au bord de l’avion : du coup je pends littéralement dans le vide !

Un mouvement de balancement avec le corps pour s’accorder avec le photographe et on saute…

La Chute Libre

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Une minute de chute libre ! Une minute c’est long quand on y pense… Encore plus long quand vous plongez à 200 km/h !

Plusieurs personnes m’ont demandé si j’avais eu la sensation de mourir… A vrai dire, cela n’a pas été le cas, sûrement parce qu’on est encore beaucoup trop haut pour que le cerveau puisse penser que c’est la fin…

Alors qu’ai-je ressenti durant cette minute ?

Des tonnes de sensations m’ont traversé l’esprit mais elles sont difficiles à décrire… Cela a été un mélange d’adrénaline, de bonheur, de peur, d’extase, de vitesse et de froid !

En effet, faisant 5°C en bas, je vous laisse imaginer la température à plus de 4 kilomètres plus haut ! Environ -15°C à mon avis… Ajoutez à ceci, le vent que procurait la vitesse, et vous obtenez un cocktail terriblement glacial ! Mais même avec ce froid, cela fût incroyable !

Le photographe tentait de s’approcher au maximum pour immortaliser la scène et j’essayais de sourire du mieux que je pouvais… Parce que oui, c’est comme si vous essayiez de sourire en sortant la tête d’une voiture roulant à 200 km/h… Pas si simple !

Après 60 secondes à admirer le paysage et à se faire aspirer par la gravité, on a déployé le parachute…

Le Vol en Parachute

Atterrissage Parachute

L’expérience est complètement différente une fois que le parachute est ouvert : on descend beaucoup moins vite, il fait alors moins froid et on peut mieux apprécier la vue. J’ai même pu avoir une conversation avec mon accompagnateur, chose totalement impossible lors de la chute libre !

Ce qui change aussi, c’est le contrôle dont on dispose : lors de la chute libre, il me semblait impossible de me diriger tel que je le voulais (même si en réalité c’est possible) mais avec le parachute cela semblait bien plus simple !

Le moniteur m’a laissé essayer : deux poignées de chaque côté du parachute qui permettent de virer soit vers la droite, soit vers la gauche… Tout bête !

La dernière étape du saut a été l’atterrissage qui s’est avéré finalement bien plus simple que je ne me l’imaginais ! Il m’a suffit de relever et tendre les jambes à angle droit et d’attendre que le moniteur fasse tout le boulot pour me poser sur les fesses.

L’Après-Coup

Photo Finale Parachute © Vie d'Expat

Revenir sur la terre ferme m’a paru très étrange ! J’avais l’impression d’être un cosmonaute de retour sur terre et dont les pas ne s’effectuaient plus de manière naturelle… Mes jambes étaient toutes «flagada» et mon cœur encore bien secoué !

Mais c’est surtout l’énorme fatigue qui m’est tombé dessus en l’espace de quelques minutes qui m’a surpris : je me sentais lourd et totalement épuisé. Les bâillements s’enchainaient et les yeux ne demandaient qu’à se fermer !

Heureusement, je n’ai pas eu de nausée ou autre problème du genre mais cela arrive fréquemment après un saut en parachute ! J’ai moi-même vu une femme revenir des toilettes pas très en forme…

Voilà comment se souvenir à jamais de cette journée du 16 juin 2015 ! Aucun regret et surtout une envie de renouveler l’expérience dans plusieurs années !

Depuis j’aime me répéter que « Oui, je me suis jeté d’un avion d’une hauteur de presque 5 000 mètres (soit 14 Tour Eiffel) » ! Avez-vous envie de m’imiter ? Ou est-ce que lire mon expérience a ravivé des souvenirs de votre propre saut ? Racontez-moi !

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A propos de Vincent

Vincent
Constamment à cheval entre la France dont je suis originaire et la Belgique ou j’étudie, je suis désormais parti effectuer un stage de six mois en Nouvelle Zélande : Ce pays à l’autre bout du monde, que l’on connait en réalité que très peu ! Je vous emmène alors virtuellement découvrir ce royaume de la nature, et partage avec vous toutes mes petites péripéties de cette vie Néo-Zélandaise.

5 commentaires

  1. Coucou,
    Troooooooop class le saut en parachute !!!
    Sa doit être impressionnant !!!
    Mais cool …

  2. Petit joueur ma mère m’ a raconter qu’elle a fait toute seule le saut en parachute !!!

  3. la reflexion avec asterix c’est vrai, la porte s »ouvre et hop la personne n’est plus là, disparue, sans bruit sans rien,c’est assez rare quand tu y penses, de perdre de vue quelqu’un de façon aussi immédiate. Tu vois, tu vois plus, j’ai ressenti ça aussi

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